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Lorsqu’elles répondent à l’appel d’un client, les sociétés de
traduction entendent souvent une seule et même phrase: «J’ai besoin
d’un traducteur!»
Pourtant,
après avoir posé quelques questions pour en savoir davantage, on
réalise souvent que ce que le client souhaite en réalité, c'est un
interprète, ce qui est tout à fait différent du traducteur. Car si
cette confusion est assez courante et explicable, traduction et
interprétation impliquent en fait des compétences foncièrement
différentes et habituellement, ces activités sont pratiquées par des
professionnels différents.
En effet, un traducteur travaille à
partir d’un texte écrit et il peut s’agir tout aussi bien d’un rapport
ou d’un contrat, ou encore d’une copie de brochure ou de publicité qui
doivent être traduits dans sa langue maternelle. Le texte peut être
fourni dans n’importe quel format que ce soit Word, Excel, PowerPoint,
HTML ou encore PDF ou dans sa version imprimée.
La plupart des
sociétés de traduction n’emploient que des traducteurs qui traduisent
dans leur langue maternelle et souvent vivent dans leur pays. Il s’agit
de professionnels expérimentés qui sont diplômés dans la traduction et
disposent de plusieurs années d’expérience. Tout leur talent consiste à
s’emparer d’un texte et le traduire d'une langue source vers leur
propre langue de telle sorte qu’il paraisse tout à fait naturel dans
cette langue cible et qu'il ne s'agisse pas d'une traduction littérale.
Ainsi, le traducteur a besoin de saisir toutes les nuances et tous les
idiomes présents dans la langue d'origine et de les traduire dans sa
propre langue tout en conservant le sens original intact. Souvent, ils
ont pu également bénéficier d’une expérience de travail supplémentaire
dans un domaine particulier avant de s’engager dans une carrière de
traducteur. Les coûts de traductions sont calculés en fonction du
nombre de mots dans le texte source, autant que possible, du document à
traduire et un traducteur peut traduire en moyenne entre 1500 et 2000
mots par jour.
Les traducteurs ont tendance à se spécialiser dans un domaine particulier, tel que:
La
banque, la finance, l’économie, l’ingénierie, l’administration et la
politique, l’informatique, le droit, le marketing, les médias et la
création, la médecine et l’industrie pharmaceutique, le pétrole et le
gaz ou encore les télécommunications.
En comparaison, un interprète travaille à l’oral et peut être interprète "consécutif" ou "simultané".
Un
interprète consécutif prendra en note un discours ou un exposé puis en
présentera le contenu à un public dans sa langue. Ce type
d’interprétation est souvent utilisé pour les auditions de tribunal,
les consultations de médecins et hospitalières, les réunions
commerciales et les visites de délégués. Les conseils municipaux, la
sécurité sociale ou encore les forces de police ont aussi de plus en
plus souvent recours à ce type d’interprétation à mesure que le nombre
de travailleurs étrangers continue d’augmenter au Royaume-Uni.
Un
interprète simultané interprètera littéralement ce qui est dit et au
moment où c’est dit dans sa langue maternelle. Les interprètes
simultanés sont principalement employés lors de conférences au
Parlement européen ou aux Nations Unies par exemple, où le public ciblé
a besoin de savoir simultanément ce qui est dit grâce à l’utilisation
de casques d'écoute. Ce type d'interprétation est habituellement très
éprouvant et fatiguant et nécessite la plupart du temps de recourir à
une équipe de deux interprètes travaillant ensemble pour permettre à
chacun d'entre eux de pouvoir faire de courtes pauses.
Les
tarifs des interprètes sont habituellement fixés à l’heure, la
demi-journée ou la journée complète et comprennent la plupart du temps
les coûts des transports et des repas consommés lors de la période
d'interprétation.
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