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Avez-vous remarqué que
lorsque vous vous énervez, lorsque vous stressez, ou
lorsque vous avez peur, vous en ressortez essoufflé
? C’est comme si vous manquiez d’air. Cela arrive lorsque
vous vous tendez : vous respirez alors par le thorax.
Cette respiration n’est pas profonde, et elle ne permet
pas d’oxygéner complètement le corps afin de fonctionner
de manière détendue et optimale.
Pour pallier à ce manque d’air en situation critique,
entraînez vous à respirer par le ventre. C’est la respiration
la plus naturelle, celle du bébé lorsqu’il est né. Pour
cet exercice, prenez quelques minutes, mettez-vous debout
les jambes écartées à la largeur des épaules. Faites
une dizaine d’inspirations et d’expirations en gonflant
le ventre, et en immobilisant le torse.
Pour être sur que vous respirez bien par le ventre,
vous pouvez prendre la main gauche ou droite, la mettre
sur votre torse et la regarder lorsque vous faites l’exercice
de respiration. Si votre main gauche ou droite bouge
avec votre torse, vous ne respirez pas par le ventre
actuellement. Vous respirez encore par le thorax. Dans
ce cas, détendez un peu plus vos épaules et votre torse.
Continuer jusqu’à ce que vous respirez par uniquement
par le ventre.
Une fois que vous maîtrisez cette respiration, vous
pourrez l’utiliser en parallèle de la relaxation dès
que vous avez une tension exprimant une émotion pour
agir dessus et enlever le problème physique. Lorsque
vous êtes détendu, vous ne stressez pas. Vous ne dépensez
pas de l’énergie inutilement, vous gardez la tête froide
et vous pouvez réfléchir sur comment réagir à une situation
de manière appropriée.
C’était un vendredi soir, en février 2005, j’étais
en chemin pour ma séance de sport hebdomadaire, danser
toute la nuit dans un restaurant dansant. J’étais assis
sur un des strapontins près des portes de sortie du
métro parisien. Un sans-abri est venu s’asseoir sur
le strapontin juste à côté de moi, dos vers moi. Je
m’imaginais me défouler sur la piste quand j’ai senti
un poid qui commence à m’écraser contre le mur du train!
C’était le sans-abris s’appuyai sur moi !
J’ai commencé à le repousser en lui disant poliment
« excusez-moi ! ». Il s’est retourné et a commencé à
me taper dessus avec son parapluie ! Mon esprit a vu
rouge. Je me vis le jettai par la fenêtre du métro et
se faire écraser sur le sol au dehors. Heureusement,
par réflexes j’ai pris un grand bol d’air. Cela a suffisamment
calmé mon esprit pour que je me deplace pour prendre
une autre place dans le train sous les insultes du sans-abris.
Me concentrant à faire la respiration abdominale et
en choisisant un dialogue intérieur bien orienté, j’ai
pu me empêcher cet incident de gâcher ma soirée !
Respirez profondément et faites en un réflexe, car
en situation critique, seule les réflexes comptent.
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