|
Définissez
d’abord votre but et ce que vous voulez entreprendre
:
La
grande différence qui existe entre ceux qui réussissent
et ceux qui échouent ne consiste pas dans la quantité
de travail fait par chacun, mais dans l’intelligence
qui préside à ces travaux.
Beaucoup
de ceux qui échouent lamentablement travaillent assez
pour obtenir le succès. Mais leur travail est livré
au hasard, ils bâtissent d’une main et démolissent de
l’autre. Ils ne saisissent pas les circonstances pour
les transformer en occasion de réussite. Ils ne savent
pas transformer d’honnêtes défaites en victoires. Avec
une habileté suffisante et du temps en abondance – 2
éléments de succès – ils sont constamment occupés à
lancer leur navette vide, et la trame de leur vie n’est
jamais tissée.
Si
vous demandez à de telles personnes de vous dire le
but de leur vie et de leurs efforts, elles vous répondront.
"Je ne sais pas encore bien quelles sont mes aptitudes,
mais je crois à la valeur d’un travail acharné, et je
suis bien décidé à travailler toute ma vie, tôt le matin
jusque tard dans la soirée.
Je
suis persuadé qu’en agissant ainsi je récolterai quelque
chose, de l’or, de l’argent ou au moins du fer."
Je réponds sans hésiter : non. Un homme intelligent
labourerait-il tout un confluent pour découvrir ses
mines d’or ou d’argent ? Celui qui est toujours occupé
à chercher ce qu’il pourrait trouver, ne trouve rien.
Nous ne trouvons que ce que nous cherchons de tout notre
cœur. L’abeille n’est pas le seul insecte qui visite
les fleurs, mais c’est le seul qui sache en tirer du
miel.
L’abondance
des matériaux que nous avons emmagasinés pendant nos
années de jeunesse et d’études ne sert à rien si nous
nous lançons dans la vie sans une idée bien définie
sur ce que nous voulons entreprendre.
"Quel
immense pouvoir exerce sur la vie un but bien défini,
dit Elisabeth Stuart Phelps Ward. La voix, le costume,
le regard, les mouvements même d’une personne changent
quand elle a une raison de vivre.
Je
crois que je puis distinguer dans la foule les femmes
actives qui suffisent à leurs besoins. Leur démarche
révèle la conscience qu’elles ont du respect d’elles-mêmes
et de leur contentement intérieur. Rien ne peut le leur
enlever, ni une robe fanée, ni un chapeau défraîchi,
pas même la maladie ou la fatigue."
Ne
dispersez pas vos forces :
"La
créature la plus faible, dit Carlyle, peut, en concentrant
son énergie sur un seul objet, accomplir de grandes
choses ; tandis que l’homme le plus fort et le plus
habile, qui disperse ses forces sur beaucoup de choses,
n’en accomplit aucune. Une goutte qui tombe continuellement
réussit à percer le roc, tandis que le torrent impétueux
l’inonde sans laisser de traces."
"Quand
j’étais jeune, je croyais que c’était le tonnerre qui
ruait, disait un prédicateur. Mais en grandissant, j’appris
que c’était la foudre. Alors j’attachai moins d’importance
au tonnerre, et davantage à la foudre."
Celui
qui ne sait faire qu’une chose, mais qui la fait mieux
que qui que ce soit d’autre, même lorsque ce ne serait
que planter des navets, reçoit la récompense qu’il mérite.
S’il améliore la culture des navets par son énergie,
il est un bienfaiteur de l’humanité et on le reconnaît
comme tel.
Celui
qui met toute son énergie et toute sa persévérance à
poursuivre un but unique ne peut manquer de réussir.
Les grands hommes ont tous été des hommes énergiques
qui concentraient leurs forces sur un seul point jusqu’à
ce qu’ils réussissent.
Soyez
tout entier à ce que vous faites
"La
seule manière valable d’étudier, dit Sydney Smith, est
de lire en s’absorbant tellement dans sa lecture que
l’heure du dîner paraisse venir beaucoup trop vite,
de s’identifier si bien avec ce qu’on lit, qu’il faille
2 ou 3 secondes avant de réaliser où l’on est lorsque
quelqu’un frappe à la porte."
"La
qualité fondamentale, sûre, indispensable de toute étude
est la concentration, a dit Charles Dickens. Mes facultés
d’invention, mon imagination n’auraient jamais pu me
servir comme elles l’ont fait si je ne m’étais astreint
journellement, patiemment, laborieusement à concentrer
mes pensées."
À
quelqu’un qui, dans une autre occasion, lui demandait
le secret de son succès, il répondit : "Je n’ai
jamais rien entrepris sans m’y donner tout entier."
"Sois tout entier à ce que tu fais, écrivait Joseph
Gurney à son fils, tout entier à tes études, tout entier
à ton travail, tout entier à tes jeux."
Ne
jouez pas avec votre avenir.
"Je
me mets à mon travail, dit Charles Kingley comme s’il
n’y avait rien d’autre à faire dans le monde. C’est
le secret de tous les bons travailleurs. Mais la plupart
d’entre eux ne peuvent l’appliquer à leurs amusements."
Beaucoup
d’hommes ne s’élèvent jamais parce qu’ils restent "bons
à tout faire" sans se spécialiser en rien.
"Bien
des personnes, en me voyant engagé dans la vie active,
dit Edward Bulwer Lytton, m’ont demandé : Quand trouvez-vous
le temps d’écrire tous vos livres ? Comment parvenez-vous
à abattre autant d’ouvrage ?
Ma
réponse vous étonnera. Je leur ai dit : Je réussis à
faire autant d’ouvrage en ne faisant jamais trop de
choses à la fois. Pour pouvoir bien travailler, il ne
faut pas se surmener ; car lorsqu’on abat trop d’ouvrage
un jour, la fatigue empêche de bien travailler le lendemain.
Lorsque
j’ai commencé à étudier réellement et sérieusement,
ce qui n’est arrivé que lorsque j’ai quitté le collège,
je puis dire que j’ai lu autant que la plupart des hommes
cultivés de mon temps. J’ai aussi beaucoup voyagé, je
me suis occupé de politique et des différentes affaires
de la vie, et en plus de tout ceci j’ai publié environ
soixante volumes dont quelques-uns exigeaient des recherches
spéciales.
Et
combien pensez-vous que j’aie consacré de temps, en
règle générale, á étudier, à lire et à écrire ? Pas
plus de trois heures par jour, et pas même autant lorsque
le Parlement était assemblé. Mais pendant ces 3 heures,
je donnais toute mon attention à ce que je faisais."
|